Le myrcène figure dans la longue liste de terpènes. Donc, nous l’ajoutons à notre catalogue de composants à présenter pour accroître encore plus vos connaissances sur le chanvre / cannabis ou CBD. Ainsi, que dit la science sur ce terpène ? Quel peut bien être son intérêt pour les consommateurs de produits au CBD ? Répondons à ces deux principales questions au sein des lignes qui suivent.

Le sommaire

Le myrcène du point de vue de la science

Comme toujours, étant donné qu’il s’agit d’un composant en rapport avec la chimie, commençons par l’étudier sur le plan purement scientifique. Ainsi, que disent les hommes de sciences sur le myrcène ?

Présentation du myrcène

D’entrée de jeu, notons que les scientifiques le nomment également β-myrcène. En effet, la science définit le myrcène comme un monoterpène de formule semi-développée (CH3)2C=CH–CH2–CH2–C(=CH2)–CH=CH2. Allant dans ce sens, précisons qu’un monoterpène désigne un terpène constitué de deux molécules d’isoprène C5H8 et qui a pour formule de base (C5Hx)2. Donc, nous pouvons raccourcir / simplifier en définissant le myrcène comme un terpène composé de deux molécules d’isoprène C5H8 et qui a pour formule semi-développée (CH3)2C=CH–CH2–CH2–C(=CH2)–CH=CH2.

Peut-on le distinguer à l’œil nu ? Au sein de quelles plantes se trouve-t-il ? D’une part, s’agissant de la première question, la science répond par la positive. En fait, les scientifiques soutiennent qu’il se présente sous la forme d’un liquide jaunâtre inflammable, à l’odeur aromatique agréable. D’autre part, relativement à la dernière question, le myrcène se trouve dans les plantes de la famille des lauracées. Mais pas que ! Le serpolet, l’ylang-ylang, le houblon, le chanvre, l’angélique, l’armoise, le persil, l’aneth, l’estragon, la fenouil, sauge, carvi, la menthe, la cardamome, le curcuma, le gingembre, le genévrier et le pin en contiennent aussi.

Son principal usage

En effet, son usage majeur n’est pas très différent de celui des autres terpènes. De fait, la science avance que ce terpène est principalement utilisé pour son arôme. Notamment en cosmétique pour la fabrication des parfums. Néanmoins, pour l’utiliser, les scientifiques ont besoin de le stabiliser à l’aide d’alkylphénols ou de tocophérols. En fait, le myrcène est plutôt instable à l’air libre. Donc, son usage nécessite d’abord une stabilisation en amont. Une fois stabilisé, il peut servir lors de la fabrication des produits ayant besoin de son arôme unique. La cosmétique est le secteur qui s’en sert majoritairement.

Le myrcène du point de vue des consommateurs

Après l’approche purement scientifique, revenons donc à ce qui peut intéresser les consommateurs des produits au CBD.

L’intérêt aromatique

Comme nous l’avons vu plus haut, le principal point fort du myrcène reste son arôme. De fait, il est unique en son genre. Ce qui explique qu’il parvient à imposer son odeur parmi les presque 200 autres que contient la plante de chanvre / cannabis. En effet, ce terpène est connu pour son arôme terreux et musqué qui ressemble un peu à celui des clous de girofle. Les habitués d’herbes médicales ou aromatiques peuvent facilement le repérer.

L’intérêt thérapeutique

En effet, au même titre que les autres terpènes, le myrcène aurait lui aussi des propriétés thérapeutiques. À ce sujet, 04 sont généralement mises en avant. Il s’agit de ses propriétés sédatif, analgésique, anti-inflammatoire et anti-inflammatoire.

  1. Sédatif : d’un côté, nombre d’anecdotes mettent en avant le fait que ce terpène agirait comme un sédatif. Sous cet angle, des recherches publiées dans Phytomedicine avancent que cela pourrait être correct. Comment sont-ils parvenus à cette conclusion ? De fait, ils ont administré le myrcène à un ensemble de souris. Le but étant de déterminer ses effets sur la relaxation musculaire et le sommeil. Il en est ressorti que les rongeurs étaient relaxés et ont connu une augmentation de la durée de leur sommeil.
  2. Analgésique : une étude publiée dans Journal of Ethnopharmacology met en avant la propriété analgésique de ce terpène. De fait, elle indique que le composant aurait réduit la douleur chez le rat après des injections provoquant des douleurs. Ceci pourrait être une excellente piste pour la fabrication de nouveaux médicaments semblables à l’aspirine ; mais avec peu (ou pas) d’effets secondaires.
  3. Anti-inflammatoire : des études ou recherches soutenant cet effet sont encore nécessaires.
  4. Anti-oxydant : une étude publiée dans la revue Food Control donne un argument en faveur de cet effet qu’aurait le myrcène. En effet, elle stipule que ce terpène est capable de contrôler / neutraliser les radicaux libres. Il s’agit de ces espèces chimiques possédant un ou plusieurs électrons non appariés sur sa couche externe. Ces radicaux libres contribuent généralement au vieillissement et à la naissance de diverses maladies chroniques.

Références

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Myrc%C3%A8ne
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Monoterp%C3%A8ne
  • https://www.cibdol.fr/encyclopedie-du-cbd/decouvrez-le-terpene-myrcene
  • https://search.proquest.com/openview/45f6f29733a56f6fb3d43f5647ce2831/1?pq-origsite=gscholar&cbl=32055
  • https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/037887419190187I
  • https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0956713512005221