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Législation sur le cannabis au Japon

La législation sur le cannabis au Japon est une histoire qui oscille entre deux extrêmes. Pourquoi ? Nous vous proposons de le découvrir dans la suite de cet article.


Sommaire


Cannabis / chanvre avant toute législation

En effet, à la base, la culture, la possession et la consommation du chanvre / cannabis sont libres au Japon. À ce sujet, nous tenons à préciser la période de l’histoire du Japon qui est concernée. Laquelle donc ? La préhistoire, période Jomon (10 000 avant JC, à 300 avant JC). En ces temps-là, cette plante circule un peu de partout. Dans cet ordre d’idées, elle est utilisée dans plusieurs secteurs d’activité. Sous cet angle, prenons quelques-uns.

Industrie textile

D’abord, dans l’industrie textile. De fait, les japonais l’utilisaient principalement pour fabriquer des vêtements de grande qualité. Aussi, dans les ménages, le cannabis / chanvre servait à la fabrication de cordes épaisses.

Papeterie

Ensuite, le domaine de la papeterie en a également tiré profit, pendant de nombreuses années. Pourquoi ? Parce que, en ces temps-là, les papiers sont fabriqués à laide de cette plante. Ce qui, dans la préhistoire était une aubaine. Étant donné que l’industrie n’était pas encore développée comme de nos jours.

Alimentation

Enfin, dans le secteur de l’alimentation, les graines de chanvre sont consommées par les populations japonaises. Dans la même lancée, les japonais les utilisent pour fabriquer de l’huile, comme le font de nombreux autres pays de nos jours.

Sport

Par ailleurs, le domaine du sport en a également fait usage. En fait, le Japon, tout comme d’autres pays asiatiques, est connu via certains sports de combat. Sous cet angle, les célèbres ninjas usaient des plantes de chanvre / cannabis pour s’entrainer à sauter. Ce qui, par ricochet, leur permettait d’accroître leurs compétences.

Religion

En outre, la plante de chanvre occupait une place fondamentale dans les religions japonaises. Comment expliquer cela ? De fait, elle était considérée comme « sacrée ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce fut effectivement le cas. À ce sujet, le shinto, une religion indigène du Japon, la considère comme un symbole de pureté et de fertilité. D’ailleurs, elle est utilisée dans des cérémonies et des rituels sous diverses formes.

Concernant le point précédent, le Shimenawa (corde enveloppante) en fibre de chanvre sert à éloigner les mauvais esprits dans les sanctuaires.

Médecine

En plus, le secteur de la médecine utilise le cannabis afin de soigner certaines maladies. En l’occurrence : l’asthme. À cela, il convient d’ajouter son usage dans l’atténuation des douleurs et l’amélioration du sommeil.

Autant de choses qui incitent les seigneurs féodaux de l’ère Edo à encourager sa culture. Sauf que, tout bascule à un moment donné. Quand exactement ? Lorsque le Japon est vaincu pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous l’impulsion du général MacArthur, l’armée d’occupation américaine ordonne au gouvernement japonais d’interdire le cannabis sativa L. Les producteurs protestent. Le gouvernement japonais négocie pour un usage contrôlé du cannabis. En conséquence, une loi est mise sur pied.

La législation du chanvre / cannabis

De fait, à l’issue des négociations avec l’armée d’occupation, la loi sur le contrôle du cannabis est promulguée en 1948. À ce sujet, celle-ci dit ceci.

Article premier : Le terme «cannabis» tel qu’il est utilisé dans la présente loi désigne la plante de cannabis (Cannabis Sativa L.) et ses produits, à condition toutefois que la tige cultivée de la plante de cannabis et de ses produits (à l’exclusion de la résine) et la graine de cannabis l’usine et ses produits sont exclus.

Article 4 (1) : Il est interdit à quiconque de commettre les actes suivants:

(i) Importer ou exporter du cannabis (à l’exclusion des cas où le chercheur sur le cannabis reçoit l’autorisation du ministre de la Santé, du Travail et du Bien-être social et importe ou exporte du cannabis.);

(ii) Traitement avec des médicaments fabriqués à partir de cannabis ou leur distribution à des fins de traitement;

(iii) recevoir un traitement avec des médicaments fabriqués à partir de cannabis;

(iv) Publicité sur le cannabis, sauf dans les cas où il est annoncé dans des journaux ou des magazines pour des personnes liées aux produits pharmaceutiques, etc. ) avec des articles concernant les affaires médicales, les affaires pharmaceutiques ou les sciences naturelles et dans d’autres cas où il est principalement annoncé à des personnes liées aux produits pharmaceutiques, etc.

La situation actuelle du chanvre / cannabis

En effet, la loi énoncée plus haut est toujours d’actualité, à la rédaction de cet article. Elle fait office de législation sur le chanvre au Japon. En conséquence, il règne un climat de terreur vis-à-vis du cannabis / chanvre. À ce sujet : culture, possession, consommation et distribution du chanvre / cannabis sont interdites. Peu importe la raison ou la quantité concernées.

Notre source, Healtheuropa , décrit très bien la situation actuelle, au lendemain de ce qui serait la législation du cannabis au Japon :

La culture du chanvre est encore possible aujourd’hui et se déroule sous un contrôle strict du gouvernement. Seuls ceux qui ont une licence de culture peuvent grandir. En raison du fardeau du processus bureaucratique d’obtention et de maintien d’une licence et de l’émergence de matériaux alternatifs pour la fibre, le nombre de producteurs de chanvre a diminué. En 1954, il y avait 37313 producteurs de chanvre au Japon, mais les statistiques les plus récentes indiquent qu’il n’y en avait que 37 en 2016.

[…]

Au cours des 70 dernières années, la propagande contre le cannabis diffusée par le gouvernement japonais a été rigoureuse et intense. À l’exception de quelques rares personnes qui se souviennent avoir vu des champs de chanvre dans leur enfance, pratiquement aucun Japonais vivant aujourd’hui n’a vu une plante de cannabis, encore moins en toucher une. Pour presque tous les Japonais, le cannabis – qui, leur dit-on, «vous fait halluciner s’il est consommé» – a été une drogue strictement interdite toute leur vie. Même aujourd’hui, le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être (MHLW) publie des messages anti-cannabis, qualifiant le cannabis de démon qui pourrit les jeunes. Oui, nous sommes toujours dans l’ère Reefer Madness.

[…]

À part le nombre exceptionnellement petit d’agriculteurs autorisés et un nombre encore plus restreint de titulaires de permis de recherche, personne n’est autorisé à cultiver, posséder ou distribuer du cannabis pour quelque raison que ce soit, y compris l’usage médical ou la recherche, et même la possession d’une petite quantité. – aussi peu qu’un gramme – de cannabis peut entraîner une arrestation. La possession de cinq grammes de fleur sèche à des fins personnelles peut être punie d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

La façon dont ces «  criminels  » sont perçus dans la société est encore plus dure – si vous êtes dans le show-business et que vous êtes pris pour possession d’un ou deux grammes de cannabis, votre carrière est terminée et vous êtes renvoyé de la société. Les gens le considèrent comme un péché grave qui ne peut être expié.

Sur le front du cannabis médical, il n’y a aucun accès. En 2015, un patient atteint d’un cancer du foie de stade 4 a été arrêté pour avoir cultivé ses propres plantes et s’est battu devant les tribunaux pour son droit d’utiliser du cannabis «  pour sauver sa vie  ». Il est décédé avant la fin du procès.

Une possible législation sur le cannabis plus souple au Japon ?

De fait, il est fréquent de dire, tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. En effet, bien que la législation sur le cannabis au Japon actuelle soit aussi rigoureuse, tout peut basculer du jour au lendemain. Le Japon pourrait ainsi rejoindre de nombreux autres pays du monde qui ont assoupli leurs lois sur le cannabis, reconnaissant ses bienfaits.

Toutefois, cela ne saurait se faire en un claquement de doigts. De fait, il conviendrait que les initiatives viennent de part et d’autres. Afin de montrer au gouvernement l’intérêt de revoir la réglementation en vigueur.

Dans cet ordre d’idées, Green Zone Japan (GZJ), une initiative visant la reforme de la loi actuelle a été fondée. En effet, son but, selon l’un de ses promoteurs, est :

(…) d’apporter les informations factuelles les plus récentes sur le cannabis médical au public japonais – en particulier aux professionnels de la santé. . Les Japonais ont tendance à considérer les paroles des médecins comme une autorité incontestable; et si les médecins désapprouvent le cannabis, il y a peu de chances pour que les patients puissent expérimenter ce que le cannabis pourrait faire pour eux. C’est pourquoi nous avons invité les chercheurs de renommée mondiale sur le cannabis tels que le Dr Ethan Russo de Seattle, le Dr Edward Maa de Denver et le Dr Donald Abrams de San Francisco à parler aux professionnels de la santé japonais dans l’espoir qu’en écoutant des personnes aussi réputées, les médecins japonais pourraient se rendent compte qu’il y a de la science derrière les thérapies au cannabis.

Dans la foulée, signalons que les produits CBD eux, sont de plus en plus commercialisés et consommés au Japon. Mais, à l’opposé d’autres pays, aucune trace de THC ne devrait y être détectée.


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Reclassification du cannabis

15 septembre 2020

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