Le caryophyllène est un composant appartenant à la catégorie des terpènes. De fait, il est proche de l’humulène que nous avons présenté au sein d’un précédent article. Dans la suite de notre processus de découverte des terpènes, nous vous proposons de faire un focus sur celui-ci. Que dit la science à son sujet ? Quel est son intérêt pour les consommateurs de produits au CBD ? Développons cela amplement ci-dessous.

Le sommaire

La science parle du caryophyllène

Comme toujours, commençons par étudier le caryophyllène du point de vue des scientifiques. À ce sujet, que dit la science sur ce terpène ?

Présentation du caryophyllène

En effet, la science l’appelle également β-caryophyllène. Donc, si vous rencontrez cet autre terme quelque part, sachez qu’il s’agit d’une seule et même chose. Par ailleurs, elle ajoute que ce terpène est très proche de l’humulène, comme nous l’avons énoncé plus haut. Allant dans ce sens, elle stipule que le caryophyllène désigne un sesquiterpène naturel bicyclique composé d’un macrocycle à 9 atomes de carbone fusionné avec un noyau cyclobutane.

De fait, pour rester simple, disons qu’il s’agit d’un terpène naturel composé de grands cycles à neuf atomes de carbone. Il se trouve dans de nombreuses plantes telles que le houblon, le chanvre, le romarin et le giroflier. Que dire de son usage ? La science soutient que ce terpène est grandement utilisé dans la fabrication des huiles essentielles. Notamment les huiles produites par le giroflier et certaines huiles de chanvre.

Le caryophyllène et notre organisme

Essayons à présent de comprendre le fonctionnement de ce terpène avec notre organisme. En fait, selon la science, ce composant a tendance à agir comme ses cousins les cannabinoïdes. Comment expliquer cela ? En effet, il interagit avec le système endocannabinoïde (SEC). Sous cet angle, pour la petite information, le SEC désigne un réseau ou ensemble de récepteurs présents dans divers organes du corps. Les récepteurs les plus connus sont le CB1 et le CB2. Ainsi dit, le caryophyllène ne se lie pas au CB1. En revanche, il interagit avec le CB2. Ce qui lui permet de déployer son effet anti-inflammatoire au sein de l’organisme.

Le caryophyllène pour les consommateurs de produits au CBD

Étant donné que nous avons déjà mis en avant la perspective scientifique du terpène, revenons à un point qui pourrait fort bien intéresser les consommateurs de produits au CBD.

L’intérêt aromatique

Commençons par ce point que la plupart des terpènes ont en commun. En effet, ce composant a un goût et une odeur uniques. De fait, ses arômes sont semblables à ceux du poivre, des épices et du clou de girofle. Donc, si vous avez déjà utilisé l’un des éléments précédemment cités, il vous sera très facile de repérer ce terpène. Surtout que dans les plants, il est généralement présent en grande quantité. Donc, ses arômes ont tendance à avoir un ascendant sur les autres.

L’intérêt thérapeutique

En effet, les composants présents dans la plante de chanvre / cannabis sont difficilement dépourvus de propriétés thérapeutiques. Allant dans ce sens, notre terpène actuel n’échappe pas à la règle. De fait, il aurait des effets Antioxydant, Neuro-protecteur, Antimicrobien, Gastro-protecteur, Anti-convulsif, anti-douleur et anti-inflammatoire. En outre, il pourrait aussi être utile pour traiter l’alcoolisme. Parcourons donc quelques recherches / études y afférentes.

  1. Une étude sur les animaux publiée dans le journal Physiology & Behavior : elle met en avant le fait que ce terpène pourrait aider à soulager l’anxiété et la dépression. En effet, les chercheurs ont effectué des tests sur des souris. Lesquels permettent de mesurer la détresse mentale, l’anxiété et la dépression. Il en ressort qu’une administration de caryophyllène réduirait les niveaux d’anxiété, de dépression et de comportements compulsifs. Ils expliquent ce résultat par le fait que, comme nous l’avons dit plus haut, le terpène se lie au récepteur CB2. Lequel a un lien étroit avec l’anxiété et la dépression.
  2. Des recherches publiées dans le journal Pharmacology Biochemistry and Behavior : elles se penchent sur la possibilité que ce composant puisse aider dans le cadre de l’alcoolisme. En fait, le plus grand challenge dans ces cas de figure est généralement de briser le cercle vicieux de l’addiction à l’alcool. Ces recherches avancent donc que les récepteurs CB2 présents dans le cerveau pourraient bien être utiles dans ce combat. Pour vérifier cela, les chercheurs effectuent des tests sur des rongeurs. Ils font boire de l’alcool aux souris. Puis, effectuent des injections au caryophyllène. Ils découvrent par la suite que les rongeurs ont volontairement réduit leur consommation d’alcool. Pour plus de certitude, ils administrent des bloqueurs de récepteurs CB2. Question de voir si les souris changent de comportement. Effectivement, elles recommencent à prendre de l’alcool. Les chercheurs concluent que ce terpène pourrait servir pour traiter l’alcoolisme.
  3. Une étude publiée dans le journal European Neuropsychopharmacology  en 2014 : elle s’oriente vers les effets anti-inflammatoire, anti-douleur et neuroprotecteurs. En effet, elle montre que ce terpène pourrait réduire l’inflammation en phase terminale. En outre, celle-ci souligne que, s’agissant de la douleur neuropathique, le caryophyllène réduirait la chaleur causée par la température et la neuro-inflammation de la colonne vertébrale.
  4. Une étude publiée dans Epilepsy & Behavior  : elle explique qu’une dose de ce terpène aurait réduit des crises chez des souris. Donc, cette propriété anticonvulsive pourrait bien être utilisée chez l’homme.

Références

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Caryophyll%C3%A8ne
  • https://www.cibdol.fr/encyclopedie-du-cbd/qu-est-ce-que-le-caryophyll%C3%A8ne
  • https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24930711
  • https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091305714001956
  • https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1525505015006952