Le scénario qu’annonce ce titre est insolite … très insolite même ! Des ventes légales de cannabis qui dépassent celles du marché noir au Canada ? En effet, nous le savons tous, le commerce des produits classés dans la catégorie des « stupéfiants » est l’apanage des narcotrafiquants. Non celles des boutiques légales. Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui. Sauf que, comme toujours, en ce qui concerne le cannabis et Cie, ce pays prend une fois de plus de l’avance sur les autres. C’est la preuve que lorsque le Gouvernement et le législateur s’y mettent, c’est le nation qui gagne ! Ainsi dit, parcourons ensemble ce petit sujet d’actualité.

Le sommaire

Un arrêt sur les chiffres

En effet, les statistiques soutenant que les ventes de cannabis récréatif légales au Canada dépassent celles du marché noir, datent de deux ans après la Légalisation. Précisément, du troisième trimestre de l’année 2020. Ces données ont été publiées par le Bureau central des statistiques. À ce sujet, les dépenses y afférentes sont de 824 millions $CA (534 millions €). Parallèlement, celles du marché noir, dans la même période, sont estimées à 754 millions $CA . Dit ainsi, cela peut sembler insignifiant pour certains. Mais, ce serait justement parce qu’un autre chiffre manque.

 De fait, au troisième trimestre de l’année 2018, période où les ventes illicites n’avaient pas encore de concurrents, les narcotrafiquants se la coulaient douce ! Allant dans ce sens, leurs ventes étaient estimées à 1,3 milliard $CA. Donc, nous sommes passés de 1.3 milliard à 754 millions. Faites le calcul pour avoir l’écart. La baisse est d’environ 40%. En clair, les commerces légaux ont certainement trouvé une technique qui marche. Laquelle leur permet de prendre de l’avance sur les commerçants de l’ombre.

La tactique du marché légal

En effet, une question pourrait être posée, d’emblée. Qu’est-ce qui peut bien attirer les consommateurs de cannabis vers les commerçants légaux ? Après tout, ils se sont habitués à leurs fournisseurs d’un autre genre. De fait, il est courant d’ouïr dire : « l’argent c’est le nerf de la guerre ». Effectivement, dans la bataille entre les commerces licites et ceux illicites, le fric est la clé. Les boutiques légales ont tout simplement baissé leurs prix.

« Il est vraiment important de souligner que les baisses de prix sur les principales verticales de fleurs sèches ont été essentielles pour la transition de bon nombre de ces consommateurs », déclare George Smitherman, PDG du Conseil du Cannabis Canadien, regroupement des producteurs de cannabis.

Les perspectives d’avenir

En effet, les ventes légales de cannabis au Canada ont certainement dépassé celles du marché noir. Afin de maintenir cette mouvance, il est important que des actions concrètes soient posées. À ce sujet, des propositions ont été faites. Notamment celle relative à la taxe d’accise fédérale. Allant dans ce sens, Smitherman souhaite que le gouvernement étudie en profondeur ses différents lieux d’application dans la chaîne de production. Il déclare d’ailleurs.

« Imaginez les progrès que nous pourrions faire si le gouvernement examinait la manière dont ses politiques pourraient être des obstacles pour faire de nouveaux progrès dans l’élimination du secteur illicite ».

Toujours dans l’optique de développer le secteur licite, il poursuit son argumentaire.

« Pour continuer, nous devons élargir les options pour les consommateurs : plus de magasins de détail par exemple, mais nous devons également être conscients du prix du produit final. C’est un gros travail que nous faisons avec le gouvernement pour lui faire connaître certaines des contraintes que la politique actuelle entraîne. »

Par ailleurs, certains pensent également à l’assouplissement des lois sur la publicité dans l’espace public.